Histoire et Mémoires de la guerre d’Algérie

Par le 6 juin 2018

Cette année, plusieurs moments ont été organisés afin d’aborder la question de la guerre d’Algérie (1954-62) qui est au programme d’Histoire en première et terminale.

Mi-octobre, les élèves de TL1 ont assisté à la pièce de théâtre « Ici/Là-Bas » écrite et interprétée par Christine Gandois. Accompagnée par Bruno Bernard, qui a composé toutes les musiques, Christine Gandois est seule sur scène pour nous conter des bribes de son histoire familiale pied-noire et nous interroger sur qui nous sommes, d’où nous venons. « J’aimerais transmettre un apaisement ; celui que j’ai eu la chance de vivre en découvrant le film puis le livre « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra. Au-delà des fêlures qui peuvent habiter les exilés, les colonisés, les déracinés, il y a toutes celles qui sont transmises et qui font souffrir à travers les générations. N’est-il pas urgent de s’interroger sur ce que l’on veut ou non continuer à transmettre ? Alléger ses valises… Quête qui devrait être universelle… » (Extrait du site info-chalon.com).

Durant le mois de mai, 3 classes de première ont assisté à leur tour à cette représentation théâtrale et pour compléter la réflexion, les élèves ont pu visiter au CDI l’exposition de la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie).

« L’objectif : nous sensibiliser à ce passé qui remonte à la jeunesse de nos grands parents. Trop souvent tue, cette guerre représente une plaie de l’Histoire qui ne demande qu’à cicatriser. Il appartient aux jeunes générations de les connaître et de les reconnaître pour soulager le fardeau mémoriel qu’elles génèrent. Portés par ce souhait, de charmants « papys » sont venus, dans un beau moment de partage inter-générationnel, offrir leurs souvenirs à plusieurs classes, de la seconde à la terminale » (Texte rédigé par une élève de TL1). Sous la houlette de M. Drapier (co-président de la FNACA), ils ont alors expliqué aux élèves qu’ils n’avaient pas eu le choix, qu’ils avaient dû partir alors qu’ils n’avaient que 20 ans pour la plupart d’entre eux parce qu’ils faisaient leur service militaire.

P. Poissonnier