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Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Le nom de Lamartine évoque un jeune homme séduisant, le regard mélancolique, soupirant autour d’un lac. L’adjectif "lamartinien" suggère, d’une part, pour les uns "romantisme, séduction et émotion" , et d’autre part, pour les autres " molle harmonie, déluge de bons sentiments , et ruissellement larmoyant".

Une jeunesse aisée

Né en 1790, Alphonse de Lamartine appartient à la petite noblesse provinciale. Son père était un royaliste convaincu, et sa mère issue de la bourgeoisie cultivée. Après des études classiques, il mène une vie oisive partagée entre son village, Milly, et Paris : il y écrit ses premiers essais littéraires, nourri de Fénelon et Racine, mais également de Chateaubriand, Byron et Pétrarque. Un séjour en Italie (1811-1812) contribue à son éducation esthétique et sentimentale.

Un diplomate et un homme politique

De 1820 à 1830, Lamartine exerce des fonctions diplomatiques en Italie. Les événements de 1830 infléchissent sa ligne de pensée : monarchiste au départ, il évolue vers le libéralisme et l’action. Il abandonne la diplomatie pour se lancer dans la politique. Son talent, son sens de la formule en font rapidement un orateur réputé et redouté. Gagné par les idées républicaines, il se range parmi les opposants à la monarchie de Louis-Philippe. En février 1848, il devient chef du pouvoir exécutif de la France. Ce succès est de courte durée : les événements sanglants de juin 1848 détruisent les illusions du poète. Son échec cuisant lors des élections présidentielles de 1851 marque la fin de sa carrière politique.

Une vieillesse démunie

De nombreuses dettes de jeu et des soucis financiers assombrissent la fin de sa vie. Lamartine devient une sorte de forçat de la littérature : récits, romans, compilations historiques ne lui permettent pourtant pas d’échapper à ses créanciers. Il doit vendre ses biens et accepter une « pension nationale ». Seule sa relation sentimentale avec sa nièce le réconforte quelque peu. Il meurt oublié de tous, dans l’épuisement et le dénuement. Il dut aussi, à la fin de sa vie, s’essouffler dans une surproduction littéraire imposée par l’énormité de sa dette et occasionnée par l’amertume de son échec politique.

Son oeuvre Lamartine est surtout célèbre pour ses poèmes :
-  Méditations poétiques (1820),
-  Harmonies poétiques et religieuses (1830)
-  Jocelyn (1836).

Vous pouvez consulter les références suivantes au CDI :
-  Albert Loranquin, éditions Lyonnaises d’art et d’histoire, 1990. 82-94 LAM
-  site Lamartine, Guy Jacquemelle, Alphonse de Lamartine, 12/1999, environ 10 pages

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mardi 14 septembre 2004 par Elèves de Seconde

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